Écologie du figuier de barbarie (Opuntia maxima) dans le Sud-Est de la wilaya de Souk-Ahras : cortège floristique et taux de mycorhization. Cas de la commune de Taoura

Abstract

Au terme de cette étude nous pouvons noter que la région de Benatia abrite une flore très diversifiée, compte tenu de la variabilité des niches écologique. En effet, chaque type de végétation est caractérisé par une structure et une diversité floristique qui sont sous l’influence des conditions édaphiques, climatiques et anthropiques. L’objectif de notre étude étant de donner une idée sur la diversité spécifique de la communauté floristique à 3m2 loin et au périmètre du figuier de barbarie dans la Mechta Benatia dans la région de Taoura au sud-Est de la wilaya de souk ahras, cela nous permet de fournir plus précisément des informations sur la composante de la flore de cette région. Nos résultats de la richesse spécifique nous ont permis d’inventorier 59 espèces végétales réparties en 22 familles au périmètre du figuier de barbarie et 51 espèces réparties en 19 familles loin du périmètre et ce sur 3m2 dans répétés 3 fois dans chacune des 03 parcelles de chaque station. Notre analyse quantitative des types biologiques a montré que sur les 59 espèces recensées dans la station 1 et sur les 51 espèces recensées dans la station 2, environ 50% et plus appartiennent aux Thérophytes, ce qui est un facteur indicateur de la dégradation du milieu. La répartition en familles des espèces des deux stations précédemment citées a montré qu’une prédominance numérique est attribuée aux trois familles suivantes : les Astéracées, les Fabacées et les Poacées, avec une diversité importante en familles pour les deux stations. Ainsi, cette étude a fourni en premier lieu des informations sur l’abondance des CMA et la colonisation des racines du figuier de barbarie au niveau de la région de Taoura dans le Sud-Est de la wilaya de Souk ahras et ce que ce soit pour les plants du figuier de barbarie ou pour les espèces des deux stations sus décrites. Nos résultats ont montré qu’une fréquence de mycorhization (F%) a été observée dans tous les fragments racinaires ; ceci prouve une résistance aux conditions défavorables entre autre la sécheresse de la région. Ce document constitue déjà une base pour un plan de gestion, connaitre les défaillances de la biodiversité est un axe primordial pour la conservation de la biodiversité, pour cela, des travaux qui permettraient de mieux valoriser cette étude sont à envisager et ceci en visant les perspectives suivantes:  Un approfondissement de l’évaluation de la dynamique des populations de CMA et du rôle fonctionnel spécifique joué par ces organismes bénéfiques dans les sols agricoles en plus d’une identification des CMA présents dans les sols par une approche moléculaire et d’étudier ainsi les impacts des pratiques culturales sur ces populations microbiennes du sol.  Des essais par des produits phytosanitaires afin de voir leurs effets sur le potentiel mycorhizogène et sur la production : qualité et poids des fruits, taille des raquettes,…. et étudier s’il y a possibilité de faire des productions en dehors de la saison.  À la lumière des résultats obtenus, il apparait intéressent de réaliser un inventaire des plantes mycorhizées et d’identifier les champignons mycorhiziens afin de les impliquer dans le domaine de l’agriculture grâce à la bio-fertilisation des sols réputés pauvres en éléments nutritifs comme le cas de nos staions.

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